Cooperation partenariats
A travers le Ministère des Relations extérieures, l’Union des Comores entretien des relations bi et multilatéraux avec plusieurs pays et organismes internationaux. Ces relations, scellées par des Conventions, Accords et/ou Protocoles ouvrent le pays à plusieurs apports et échanges. Ces relations impliquent souvent des secteurs comme la santé, la production, l’environnement et l’éducation.
Faisant partie de l’UA, l’Union des Comores appartient à l’Organisation de la Conférence islamique et à la Ligue arabe. Elle fait partie du COMESA et de la Commission de l’océan Indien (COI), qu’elle préside jusqu’au prochain Conseil des Ministres de la COI, qui se tiendra à Moroni en avril 2014.
Le pays a développé des relations avec les pays arabes (Arabie Saoudite, Emirats, Koweït, Libye) et l’Iran, concrétisées par une visite du président Ahmadinejad à Moroni en 2009, la signature de plusieurs accords de coopération et l’amorce d’une coopération militaire. Nouveau partenaire des Comores, le Qatar a organisé en mars 2010 une conférence pour leur développement au cours de laquelle plus de 450M€ de dons ont été promis par les bailleurs du Golfe.
Les relations avec la Chine sont nourries depuis l’indépendance : construction du Palais du Peuple, appui dans le secteur de la santé, actions de formation professionnelle, aide à l’apurement du déficit budgétaire dans le cadre des négociations avec le FMI et prêt de 22 millions d’euros accordé le 14 décembre 2009.
Avec le Japon représenté par l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA), des Accords de coopération avec le Ministère de l’Education Nationale ont été signés conduisant à la réouverture de l’Ecole Nationale de Pêche et de la Marine Marchande à Mirontsy, la construction de salles de classe à l’Université des Comores et l’édition de Manuels d’histoire du collège à travers le don du riz pour ne citer que cela.
En Afrique, les Comores entretiennent des relations particulières avec le Royaume du Maroc, la Tunisie, la Lybie, le Soudan, l’Egypte, la Côte d’ivoire, la Tanzanie, le Kenya, l’Afrique du Sud et le Sénégal qui a longtemps représenté les intérêts des étudiants comoriens dans certains pays où la représentation diplomatique comorienne n’était pas en place.
Coopération bilatérale
Dans le paysage diplomatique Comorien, la coopération bilatérale est exclusivement représentée par les relations Comores – France, Sino – Comorienne.
La République Populaire de Chine a déployé des efforts constants en faveur des Comores, sur la scène internationale et à travers la réalisation de nombreux projets.
Les réalisations de la République Populaire de Chine aux Comores sont nombreuses et multiformes, marquées par les constructions du Palais du Peuple, des bâtiments administratifs situés en face du Palais du Peuple, des Palais présidentiels de Bonovo à Mohéli, de Patsy à Anjouan et de Daché, dans l’île de Ngazidja.
La Chine a également construit et équipé, à Voidjou, le bâtiment qui abrite la Radio et la Télévision nationales ainsi que les Annexes du Ministère des Relations Extérieures et bien d’autres ouvrages construits dans nos îles et remis gracieusement à notre pays.
Aujourd’hui, la Chine réalise en outre les projets de l’extension de l’Aéroport International Prince Said Ibrahim et ceux portant sur la construction des résidences présidentielles, à Ngazidja, Anjouan et Mohéli.
Rappelons, enfin, le soutien important que la République Populaire de Chine apporte à notre pays, dans bien d’autres domaines prioritaires pour le pays tels que la formation de cadres civils et d’officiers de l’AND, la fourniture de matériels et équipements importants au profit de diverses administrations comoriennes.
Tout en s’opposant sur la question de l’île comorienne de Mayotte, la France et les Comores restent des partenaires privilégiés.
Le 21 juin 2013, Le président Ikililou Dhoinine et son homologue ont signé une "déclaration de Paris sur l’amitié et la coopération entre la France et les Comores" qui vise à refonder la relation bilatérale en coopérant dans plusieurs. Un dialogue politique renforcé a été ouvert avec la création d’un "haut conseil paritaire" (HCP), qui s’est réuni à Paris en novembre 2013. La deuxième réunion est programmée aux Comores en mai 2014.
La coopération française avec l’Union des Comores suit les axes arrêtés dans des Documents Cadre de Partenariat (DCP). Un DCP a été signé en 2006, en cohérence avec le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) de l’Union des Comores. Un nouveau DCP, pour la période 2013-2014 a été signé le 20 juin 2013 lors de la visite en France du Président de l’Union des Comores, qui prévoit 33 M€ d’engagements sur la période.
La coopération se déploie au travers:
- des activités gérées par le Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France, le SCAC;
- des activités de l’Agence française de Développement (AFD);
- des activités ad hoc à la demande du gouvernement comorien;
- de la coopération décentralisée des collectivités territoriales, La Réunion, région PACA;
- de la coopération régionale au sein de la Commission de l’Océan indien dont la France est également membre, au titre de La Réunion.
Un accord de réaménagement de la dette, qui annule 6,8 M$ de créances françaises, soit une annulation de toutes les créances françaises aux conditions de l’aide publique au développement a été signé en juin 2013.
Depuis 2013, une convention de financement a été signé entre la France et les Comores pour la mise en œuvre d’un projet qui vise l’amélioration de la pratique de la langue d’enseignement, intitulé "Projet d’Appui au français aux Comores".
Coopération multilatérale
Depuis l’indépendance des Comores en 1975, des actions de coopération multilatérale ont été développées et concernent des secteurs aussi variés que la formation, les échanges économiques, l’environnement, le tourisme ou encore la pêche.
Au niveau de l’éducation et de la formation, les coopérations multilatérales avec les Comores sont beaucoup plus orientées vers la recherche (CIRAD Réunion, Université de la Réunion, CRVOI,…) et les projets.
Les institutions internationales jouent un rôle particulier aux Comores.
Organisation mondiale de la santé (OMS)
La mission du Bureau de Pays de l’OMS aux Comores est de promouvoir l’atteinte du niveau de santé le plus élevé possible pour toutes les populations de ce pays, en collaborant avec le Gouvernement et les autres partenaires au développement sanitaire et en fournissant un appui technique et logistique aux programmes pays.
Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)
Le PNUD Comores est un centre de référence en termes d’avis conseil. Il se positionne en tant que fournisseur de services de qualité, pour la consolidation du processus de réconciliation nationale et la reprise de la coopération internationale par une facilitation dans la coordination et la mobilisation des ressources, dans le but d’atteindre les OMDs, plus particulièrement la réduction de la pauvreté.
L’agence des Nations – Unies pour l’enfance (Unicef)
L’Unicef est l’un des principaux partenaires des Comores dans le domaine de la santé, de l’éducation et de la protection des enfants. Il est aussi, depuis l’admission des Comores au Partenariat Mondial pour l’Education (PME/GPE) l’agence de coordination.
Aux Comores, l’UNICEF intervient dans trois domaines importants. Il s’agit de la survie et du développement de l’enfant, de l’é ducation des enfants puis de la protection et l’inclusion sociale des enfants.
Concernant le domaine de la survie et développement de l’enfant, les actions se concentreront surtout sur l’allaitement maternel exclusif.
Dans le domaine de l’éducation, l’objectif consiste à supporter le Gouvernement pour améliorer l’accès à l’école (scolarisation des enfants), les infrastructures et la qualité de l’éducation. Et pour atteindre cet objectif, les actions se focaliseront cette année sur la construction et la réhabilitation des salles de classes, grâce aux financements substantiels du Partenariat Mondial pour l’Education (projet GPE) et de la Fondation Educate A Child (EAC) du Qatar.
Pour la protection, l’accompagnement du parlement des jeunes constitue la demande du gouvernement Comorien. Dans ce domaine toujours, les appuis aux services d’écoute dans les îles autonomes, afin de lutter contre l’abus et la maltraitance envers les enfants est à l’ordre du jour.
Union Européenne, délégation située à l’Ile Maurice
Depuis le 1er Fonds Européen de Développement (FED) en 1958, les principaux domaines de coopération entre l'Union européenne et les Comores ont concerné l'infrastructure et les communications, le développement de l'agriculture et de la pêche, des micro-projets et le soutien aux secteurs sociaux. Dans le cadre du 9e FED, l'UE a concentré son aide sur le secteur de l'éducation et intensifie son appui à la bonne gouvernance et la société civile.
Dans le cadre du 10e FED, l'UE soutient la stratégie de développement des Comores en identifiant les moyens pour permettre au pays de consolider ses fondations pour le développement durable.
Deux domaines prioritaires ont été définis pour la période 2008-2013. Le premier concerne le développement des infrastructures de transport à travers les projets PADDST, pour faciliter le commerce et le développement de l'agriculture ainsi que le secteur privé. Le deuxième domaine concerne l'éducation, notamment la formation professionnelle et technique (PAFTP) ainsi que l'amélioration de la qualité de l’Education (PRePEEC). Ce programme sera complété par des aides à l'amélioration de la bonne gouvernance et des capacités institutionnelles du pays, à la suite du programme de coopération décentralisée engagé sous le 9e FED, en partenariat avec le soutien d'autres bailleurs (France, PNUD, Banque mondiale).
Agence Française de Développement (AFD)
Le Groupe AFD intervient aux Comores depuis 1974. Un total de près de 80 projets a été financé par l’Agence, représentant un montant global d’engagement de près de 100 millions d'euros, principalement dans les secteurs des infrastructures et du développement rural, mais aussi dans le secteur financier et de la mise à niveau de l'économie. Le suivi des projets est assuré à partir de l’Agence de Moroni.
La stratégie de l’AFD aux Comores et les secteurs de concentration retenus s’intègrent dans les orientations de l’aide française définies dans le Document Cadre de Partenariat (DCP) France-Comores, lui-même en cohérence avec le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) établi par l’Union des Comores.